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Les agronomes travaillent avec les agriculteurs afin de trouver de nouvelles solutions pour la conservation des sols.

Indian Head, SK., le 22 janvier 2007 :

Des efforts de vulgarisation agricole, qui permettent aux agriculteurs et à des spécialistes de la conservation des sols de partager des idées et des connaissances, mènent à des solutions de conservation des sols pour des cultures qui ne seraient peut-être pas convenables au semis direct.

Selon un spécialiste en conservation des sols, la meilleure façon de s'assurer que les agriculteurs embrassent de nouvelles idées et que les scientifiques cherchent pour de nouvelles idées, c'est d'approcher les agriculteurs pour de l'inspiration.

« C'est tout juste comme planter des graines, » déclare Odette Ménard, spécialiste de la conservation des sols et de l'eau auprès du Ministère de l'agriculture du Québec. « Les agriculteurs se parlent entre eux et ils partagent ce qu'ils font - ce sont là les actions qui sèment les germes d'idées. Il est également important pour les chercheurs d'être ouverts à de nouvelles idées et à de nouvelles approches. »

Glen Hass, agronome à la retraite et ancien directeur exécutif du Conseil de conservation des sols du Canada, affirme que même si les conditions à travers le pays sont différentes, l'objectif d'une croissance soutenable demeure le même.

« Peu importe où se situe votre production agricole au Canada, le défi pour les producteurs est d'équilibrer les exigences des pratiques de gestion bénéfiques avec les aspects économiques, » explique-t-il. « Les agriculteurs vont adopter de meilleures pratiques de production des cultures en autant qu'elles font du sens du point de vue économique. »

Hass déclare que la recherche a besoin de prendre une approche qui comprend l'ensemble du système et identifier des pratiques qui comportent un équilibre entre les systèmes de rotation des cultures et les systèmes de gestion des nutriments. Il est aux aguets pour de la recherche qui équilibre la production des cultures et l'élevage des animaux afin qu'ils puissent se complémenter mutuellement.

« Il faut mettre l'accent sur l'amélioration de l'efficacité, mieux se servir des ressources disponibles et être prêts pour de nouvelles opportunités, » ajoute-t-il. « Tout cela en tenant compte du contexte d'être écologiquement soutenable, en plus d'être économiquement viable. »

Jean-Louis Daigle, directeur exécutif du Centre de conservation des sols et de l'eau de l'Est du Canada, est d'accord. « Un solide programme de vulgarisation est important, tout comme l'ensemble de la recherche sur la conservation des sols afin d'en retirer des bienfaits économiques, » déclare-t-il. « Il nous faut examiner non seulement les bienfaits économiques des pratiques de gestion bénéfiques au niveau de la ferme, mais aussi les bienfaits socio-économiques. »

En plus d'une réduction des travaux du sol, Daigle ajoute que les agriculteurs ont adopté des pratiques telles que le développement des voies d'eau gazonnées, l'établissement de zones tampons riveraines et l'utilisation de terrasses de déviation dans les champs susceptibles d'être affectés par l'érosion hydrique; de telles pratiques les aident à améliorer la qualité et la fertilité du sol, en plus de réduire le risque de pesticides qui s'acheminent dans les sources d'eau.

Plusieurs cultures commerciales, telles que la pomme de terre, ne sont pas adaptées aux systèmes de la culture sans labour et Daigle explique que la présente recherche d'adaptation vise le développement de technologies novatrices afin d'améliorer les systèmes de production agricole et trouver de nouvelles options réalisables.

À l'ÎPÉ, de nouveaux essais de recherche avec un nouvel instrument de rechaussement sont prometteurs, selon Ron DeHaan, gestionnaire de la Division de l'Agriculture durable du Ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Aquaculture de l'ÎPÉ.

« Au cours des deux prochaines années, nous étudions un accessoire qui serait attaché à l'arrière de l'équipement de rechaussement de sorte à creuser une petite dépression le long d'un sillon compacté. Ces petites dépressions vont capter et retenir l'eau, ce qui va non seulement augmenter l'humidité disponible à la culture, mais aussi réduire le risque d'érosion par l'eau, » explique-t-il.

Les chercheurs sont prêts à faire l'essai de cet instrument dans le champ, selon les conditions de pluies réelles, afin de convaincre la communauté des agriculteurs. « Si nous pouvons utiliser une technique comme celle-là pour 99 pourcent des situations de tempêtes, les agriculteurs vont l'adopter, » ajoute DeHaan.

À l'ÎPÉ, les chercheurs travaillent avec les agriculteurs pour améliorer la gestion des nutriments dans la culture de la pomme de terre. En guise d'incitatif additionnel, tout producteur qui met en oeuvre un plan de gestion des nutriments et qui complète un plan environnemental de la ferme est éligible à une réduction de cinq pourcent de sa prime d'assurance-récolte.

En Ontario, la grande diversité de cultures exige une variété d'outils de conservation faits sur mesure. Les cultures horticoles, le maïs de semence et la betterave à sucre exigent des solutions qui existent au delà du semis direct ou sans labour. « Il nous faut regarder au delà des mesures de contrôle de l'érosion, » déclare Adam Hayes, spécialiste en gestion des sols auprès du Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario.

« Il nous faut aborder et parler de la qualité du sol comme un ensemble, » explique-t-il. « Ceci comprend une bonne rotation des cultures, l'utilisation de culture-abri et des pratiques qui vont aider à bâtir la matière organique dans le sol. Il est important que la recherche puisse développer et raffiner les pratiques de gestion bénéfiques dans les éléments clé, tels que la gestion des nutriments. »

Pour consulter un article en profondeur sur ce sujet, visitez le site Web du Conseil de conservation des sols du Canada (CCSC) au www.soilcc.ca.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Doug McKell, Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Conseil de conservation des sols du Canada
Indian Head, Sask.
Tél. : (306) 695-4212
Web : www.soilcc.ca

Jerome Damboise
Centre de conservation des sols et de l'eau de l'Est du Canada
Saint-André, N.-B.
Tél. (506) 475-4040
Web : www.soilcc.ca