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Démontrer la valeur économique est l'aspect clé pour l'avenir de la conservation des sols, déclarent les leaders de l'industrie

Indian Head, Sask., le 5 Septembre 2007 :

Prouver aux producteurs la valeur économique de la conservation des sols est l'aspect clé pour protéger les ressources en sol du Canada, déclarent les chefs de file qui font la promotion de bonnes pratiques de conservation des sols. Le défi, c'est de présenter les chiffres pour en révéler la valeur.

« Même si de nos jours plus de producteurs que jamais utilisent des pratiques de conservation des sols, la dégradation des sols continue à être un problème qui coûte aux Canadiens environ deux milliards de dollars par année, » affirme Doug McKell, Directeur du Conseil de la conservation des sols du Canada (CCSC). « Afin de garder notre ressource productive et vitale, l'industrie agricole doit trouver des moyens d'engager la prochaine génération en conservation des sols. »

Une façon de faire cela, c'est de mettre l'accent sur les retombées économiques des bonnes pratiques de gestion du sol, tel que le semis direct. « Cela se fait déjà à petite échelle, » déclare McKell. « Des producteurs tels que Jocelyn Michon, du Québec, ont fait preuve de leadership en étudiant la valeur de la conservation des sols sur leurs propres fermes, pendant que des scientifiques comme Carlyle Ross demandent plus de recherche dans ce domaine-là et de meilleurs outils pour en communiquer les résultats aux fermiers.

« Cependant, la science associée avec ces pratiques a souffert au cours des dernières années à cause des réductions budgétaires et des priorités changeantes du gouvernement. Par conséquence, il existe un manque de données scientifiques solides sur ce sujet. Il nous faut revoir comment la science peut fournir la preuve nécessaire en faveur des Pratiques de gestion bénéfiques (PGB), de relier ça à la valeur pour le producteur et de communiquer cette information à autant de producteurs que possible. »

Michon, un producteur de Saint-Hyacinthe, au Québec, a travaillé sans relâche pour attacher des chiffres spécifiques à ses pratiques de conservation des sols en analysant les efficacités sur sa propre ferme. Ce qu'il a découvert était substantiel. Michon estime que l'utilisation des pratiques du semis direct lui sauve environ 25 000 $ par année en coût pour l'équipement, 8 000 $ en entretien de la machinerie, 15 000 $ en carburant et, grâce à l'augmentation des nutriments dans ses sols, un autre 15 000 $ en engrais.

« Mais, même si la recherche scientifique dirigée démontrerait des chiffres similaires, ce serait tout de même un défi de circuler le message aux producteurs dans une période de ressources agricoles toujours à la baisse, » explique Ross, un chercheur auprès d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à Edmonton, Alberta. « Utiliser des sites de démonstration pour en promouvoir la valeur économique pourrait être l'un des moyens de combler cette lacune, » ajoute-t-il.

« Par le passé, ces sites ont surtout été utlisés pour mettre l'accent sur les bienfaits environnementaux de la conservation des sols, » déclare Ross. « Cependant, le même principe peut s'appliquer également aux retombées économiques. »

L'appui de la communauté scientifique est nécessaire avant que cela puisse se produire, déclare McKell. « En bout de ligne, l'agriculture a besoin d'une application rigoureuse de la démarche scientifique qui en prouve à la fois les bienfaits agronomiques et économiques, ainsi que les bienfaits d'une bonne politique pour mettre cette information dans les mains des producteurs. »

Pour le texte au complet, « La recherche sur les aspects économiques de la conservation des sols », visitez le site Web du CCSC au www.soilcc.ca. Le CCSC est le visage et le porte-parole en matière de conservation des sols au Canada. Un organisme national, non gouvernemental et indépendant, il fut fondé en1987 pour offrir un forum public non partisan à l'échelle nationale en matière de conservation des sols.

En utilisant une approche populaire combinée avec l'expérience scientifique, technique et pratiques de ses membres, le CCSC travaille avec le gouvernement et l'industrie privée, les individus et les organisations non gouvernementales pour aborder la dégradation des sols et faciliter l'échange d'information à travers le Canada.


Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :

Doug McKell, Directeur exécutif
Conseil de conservation des sols Canada
Indian Head, SK
Tél: (306) 695-4212
Site Internet: www.soilcc.ca
Jean-Louis Daigle, Directeur général
Centre de conservation des sols et de l'eau de l'Est du Canada
Saint-André, NB
Tél: (506) 475-4040
Site Internet: www.soilcc.ca